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Art. 26 nouveau : Ouverture des dotations au profit des
ministères et institutions
Conformément à l’article 45 de la loi organique n° 2014-013
du 27 juin 2014 relative aux lois de finances, cette deuxième
partie de la loi de finances fixe, pour le budget général et
les comptes spéciaux du Trésor, le plafond des crédits de
paiement ouverts au titre des dotations et programmes ainsi
que le plafond des autorisations d’engagement des projets
d’investissement. Elle définit également les modalités de
répartitions des fonds de concours, approuve les conventions
financières de l’Etat et énonce des dispositions diverses.
Les crédits budgétaires non répartis en programmes sont
répartis en dotations. Chaque dotation regroupe un ensemble
de crédits globalisés destinés à couvrir des dépenses
spécifiques auxquelles ne peuvent être directement associés
des objectifs de politique publique ou des critères de
performance.
Au titre de l’exercice budgétaire 2024, il est ouvert des
dotations d’un montant de 686.164.103.000 FCFA au
profit des institutions et des crédits globaux et se
répartissent comme suit :
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Art. 27 nouveau : Ouv erture des autorisations
d’engagement et de crédits de paiement pour le financement
des dépenses d’investissement
Les montants des autorisations d’engagement (AE) et des
crédits de paiement (CP) sur les investissements concourant
à l’atteinte des objectifs de politiques publiques, au titre de
l’exercice 2024, sont fixés respectivement à
964.853.463.000 FCFA et 600.758.345.000 FCFA.
Art. 28 nouveau : Comptes spéciaux du Trésor
Au titre de l’exercice 2024, il est ouvert des crédits de
paiement (CP) d’un montant de 5.861.152.000 FCFA sur
les comptes spéciaux du Trésor constitués uniquement des
comptes d’affectation spéciale.
CHAPITRE II : DISPOSITION FINALE
Art. 4 : La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.
Fait à Lomé le 30 décembre 2024
Le Président de la République
Faure Essozimna GNASSINGBE
Le Premier ministre
Victoire Sidémého TOMEGAH-DOGBE
LOI N° 2024-007 du 30-12-2024
portant loi de finances, exercice 2025
L’Assemblée nationale a délibéré et adopté ;
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur
suit :
PREMIERE PARTIE
CONDITIONS GENERALES D’EQUILIBRE FINANCIER
Article premier : Ressources et charges du budget de l’Etat
Le budget de l’Etat pour l’exercice 2025 s’équilibre en
ressources et en charges à 2.396.588.972.000 FCFA.
Il est composé de recettes et de dépenses budgétaires, de
ressources et de charges de trésorerie ainsi que de recettes
et de dépenses des comptes spéciaux du Trésor.
TITRE I
DISPOSITIONS RELATIVES AUX RESSOURCES
DU BUDGET DE L’ETAT
Art. 2 : Autorisation de perception des recettes de l’Etat
Pour l’exécution du programme de développement, le
Gouvernement est autorisé, au titre de l’exercice 2025 à :
- percevoir les impôts directs et indirects, droits, taxes et
redevances au profit de l’Etat, des collectivités territoriales
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et des autres organismes publics, selon les textes en vigueur
et sous réserve des modifications portées au code des
douanes national, au code général des impôts (CGI) et
au livre des procédures fiscales (LPF) conformément à
l’article 3 de la présente loi ;
- effectuer tous les tirages d’emprunts destinés au financement
des investissements et à mobiliser les appuis budgétaires,
dans le cadre des accords ou conventions passés avec les
bailleurs de fonds, dans la limite du plafond énuméré ci-
dessous ;
- mobiliser et affecter les dons-projets et les dons-programmes,
conformément à l’intention exprimée par les donateurs ;
- procéder, sur les marchés monétaire et financier, à toutes
les opérations requises pour la gestion de la trésorerie de
l’Etat.
Sous réserve de dispositions contraires, la présente loi
s’applique :
- à l’impôt sur le revenu des personnes physiques dû au titre
de l’année 2024 ;
- à l’impôt sur les sociétés dû au titre des exercices clos à
compter du 31 décembre 2024 ;
- à compter du 1er janvier 2025 pour les autres dispositions
fiscales.
T outes contributions directes ou indirectes, outre que celles
qui sont autorisées par les lois et décrets en vigueur et par
la présente loi, à quelque titre ou sous quelque dénomination
qu’elles se perçoivent, ne sont pas autorisées, sous peine
de poursuite, contre les fonctionnaires et agents qui
confectionneraient des états d’émission et tarifs et ceux qui
en assureraient le recouvrement, comme concussionnaires,
sans préjudice de l’action en répétition pendant trois (03)
années, contre tous receveurs, percepteurs ou individus qui
en auraient fait la perception.
Sont également passibles des peines prévues à l’égard des
concussionnaires, tous détenteurs de l’autorité publique, qui,
sous une forme quelconque et pour quelque motif que ce soit,
auront, sans autorisation de la loi, accordé des exonérations
ou franchises de droits, impôts ou taxes publiques ou auront
effectué gratuitement la délivrance de produits détenus par les
services et établissements relevant de l’Etat ou des collectivités
territoriales.
Art. 3 : Evaluation des ressources du budget de l’Etat
Les ressources du budget de l’Etat pour l’exercice 2025
s’élèvent à 2.396.588.972.000FCFA. Elles sont composées
de :
- ressources du budget général : 2.388.825.604.000 FCFA,
dont 1.486.371.673.000 FCFA de recettes budgétaires et
902.453.931.000 FCFA de ressources de trésorerie ;
- recettes des comptes spéciaux du Trésor : 7.763.368.000
FCFA.
Art. 4 : Recettes budgétaires et ressources de trésorerie
Les recettes budgétaires sont composées de :
- recettes fiscales : 1.208.363.700.000 FCFA ;
- recettes non fiscales : 74.311.764.000 FCFA ;
- dons-programmes : 12.986.840.000 FCFA ;
- dons-projets : 190.709.368.000 FCFA.
Les ressources de trésorerie sont constituées de :
- titres publics : 332.315.774.000 FCFA ;
- emprunts projets : 149.607.360.000 FCFA ;
- autres emprunts : 420.530.797.000 FCFA.
Art. 5 : Recettes des comptes spéciaux du Trésor
Les recettes des comptes spéciaux du Trésor pour l’exercice
2025 ne comprennent que celles des comptes d’affectation
spéciale et sont de 7.763.368.000 FCFA.
CHAPITRE I
MESURES RECONDUITES
Art. 6 : Du 1er janvier au 31 décembre 2025, les taxes ci-
après continuent d’être perçues au cordon douanier :
- le Prélèvement de l’Union Africaine (PUA) ;
- la Taxe de Laissez-Passer (TLP) ;
- le Prélèvement National de Solidarité (PNS).
La perception de ces taxes est soumise aux conditions
suivantes :
Art. 6-1 : L’assiette du Prélèvement de l’Union Africaine (PUA)
est constituée par la valeur en douane des marchandises